11.12.2009

François est dans la Place

BTV.jpgLa BTV n'est pas une nouvelle forme de grippe A H1N1 (touché-coulé) destinée à faire la fortune de la belle Roselyne Bachelot (ha ! ça faisait longtemps qu'elle n'était point réapparue dans cette colonne...) mais, comme chacun sait, la Bibliothèque du Tourisme et des Voyages de la Ville de Paris. Elle abrite jusqu'au 20 février "un ensemble d'atlas français et hollandais du dix-septième siècle" avec, en prime, des originaux de François Place "conçus pour son livre L'Atlas des géographes d'Orbae (Casterman)". Cette vedette de l'édition pour la jeunesse (en solo, comme nous le fait remarquer Sylvie Bégué, relevant une énormité dans la première version de ce post, pour laquelle nous nous lacérons au moins jusqu'au petit linge) a donc les honneurs d'un affichage et de conférences. Demain, à 14 h 30, on causera des cartes d'antan ; et le 9 janvier à 16 h, François Place lui-même contera (plus de rens. ici). On avait aussi invité les cartographes du dix-septième siècle, mais ils n'ont même pas répondu. La politesse se perd, un peu comme les clefs.
BF
PS : sinon, l'exceptionnel Philippe Chasseloup va préparer un nouveau spectacle. Dernières nouvelles du jambon le plus drôle du monde avant extinction momentanée des boucheries ici.

12.10.2009

L'eût-il été ? De là, crie, tique !

CH.jpgEnfin, la critique des livres pour la jeunesse commence à susciter des travaux réflexifs dignes d'intérêt ! Après un premier mémoire de master 2 professionnel sur "la spécificité des revues professionnelles de littérature pour adolescents", voici que Sophie Pilaire nous présente son mémoire, soutenu en septembre 2009, sur "l'activité critique autour des romans pour adolescents en bibliothèque". Après avoir distingué quatre postures critiques (marchande, scolaire, professionnelle, "plaisir"), le mémoire observe les rôles de la critique comme outil de sélection et de médiation, avant de rappeler l'intérêt d'une critique spéculaire, c'est-à-dire d'une critique qui interroge elle-même son bien-fondé, sa pertinence et son utilité, en l'occurrence dans le travail de bibliothécaire (photo de la bibliothèque du Trinity College par Candida Höfer). Bientôt, l'on pourra donc critiquer la critique de la critique. Miam !
BF

20.09.2009

Comme avant, mais plus cher

BNF.jpgNos cyberlecteurs coutumiers le savent : la Joie par les Livres a été gobée tout rond par la BNF, en train de la digérer. Dans deux jours, elle rouvrira au milieu des tours auxquelles il est déconseillé d'accéder par temps de pluie si l'on a oublié de chausser des semelles antidérapantes (curieux comme les bibliothèques ne sont pas pensées pour les lecteurs, un peu comme les gares ne sont pas pensées pour les voyageurs, avec leurs minuscules panneaux annonçant les lieux et heures de départ). Ceux qui ne connaîtraient pas encore les conditions d'accès à ce fonds exceptionnel peuvent les retrouver ici. Les autres aussi, mais seulement s'ils n'ont vraiment rien d'autre à faire.
BF
Photo du ponton : http://nicolas.blog.lemonde.fr.

23.06.2009

La Joie par les livres en payant

BNF.jpgLa Joie par les livres, "service spécialisé du département Littérature et art" de la BNF depuis début 2008, va bientôt déménager en salle I de la bibliothèque "Haut-de-jardin" de la BNF (Quai François-Mauriac, dans le treizième arrondissement de Paris). La salle de lecture du boulevard de Strasbourg fermera le 15 juillet ; la nouvelle ouvrira le 22 septembre. Aux objectifs pratiques s'ajoute bien entendu un intérêt économique, puisque l'entrée va devenir payante, mais attention ! ceux qui ont une carte de la JPL avant la fermeture auront droit à une carte gratuite à la BNF valable jusqu'au 30 juin 2010. Vous avez donc un mois pour vous en faire délivrer une si vous n'en avez pas !
B(N)F

22.03.2009

Un film sur les flips

JN.jpgA la médiathèque de Villepinte, les djeunses de quatrième ont accueilli le sympathique, prolifique et mélomane Jérôme Noirez. Pour la circonstance, ils ont listé leurs peurs. Même si certains n'ont pas compris le sujet ("j'aime les jacuzzi car on peut péter dedans sans que personne ne le remarque", explique un ressortissant de la Botte en guise d'effroi, "j'aime le slam car j'en fais un", "j'aime le rap car c'est majestueux", etc.), même si le sujet annoncé n'a pas dû être expliqué correctement aux élèves - ou aux cyberspectateurs - (sinon, pourquoi Julien nous explique-t-il, ce qui nous émeut beaucoup, que son "adolescence a bien commencé" ?), d'autres avouent des paniques perso : les clowns (quatre occurrences), les souris, les espaces clos, la mort, les mauvais choix, les marionnettes, les masques, le noir, les fenêtres grand ouvertes, les choses qui n'existent pas, les serpents, les examens, les kidnappings... Par chance, les filles sont heureuses car elles ont leurs petits copains (film à découvrir ici). Nicola S., lui, n'a pas cette joie, même s'il se plaint surtout du "réfectoire / en saignant du nez / et qui réalise / le mal qu'on nous fait". Deux visions complémentaires.
BF

16.03.2009

Range ta bibliothèque !

ADO.jpgComment ranger les romans pour ados en bibliothèque ? Jean-Claude Passeron pose la question dans un article qui part du constat-affirmation que, lorsque l'on demande un roman de (Jack London, Agatha Christie, etc.), la phrase suivante est très souvent : "C'est pour l'école", alors que lorsque l'on demande un roman sur (les chiens, l'anorexie, etc.), la phrase suivante est très souvent : "C'est pour moi". L'auteur se demande donc comment classer les romans "qui posent des problèmes". Thématique contre alphabétique ? D'autres options existent, sans même renvoyer au travail sur l'art de classer / ranger de Perec : on peut ranger les romans pour ados par les couleurs (ainsi que le suggérait jadis une Ancienne du meilleur master 2 professionnel de littérature pour la jeunesse du monde ou en tout cas du Mans), par le nombre de lettres dans le nom de l'auteur, par le style de la couverture, par le nombre d'occurrences de certains mots. Mais pour cela, encore faudrait-il les lire... L'article est à retrouver en cliquant ici avec sérieux car, dirait Nicola S., "ah la fanfare / la vie est pourrie / à qui la faute / le mal que l'on a / le mal qu'on nous fait". Aïe.
BF

27.12.2008

Le best of 2008 est sorti !

SAL.gifDécembre n'était pas fini que déjà Livres au trésor publiait son best of 2008. Ce document de référence, riche, élégant et inégal, mérite d'être lu tant pour lui-même que pour ce qu'il révèle de la notion de "bons livres". Quelques questions à se poser en l'examinant : quelles sont les qualités relevées dans les ouvrages sélectionnés ? Quels reproches leur sont-ils adressés ? Quelle image fonctionnelle du livre pour la jeunesse véhiculent-ils ? Après quoi, on pourra profiter, si les pitchs semblent tentants, des mises en appétit pour compléter sa découverte panoramique de la production de l'année. Pour cela, il suffit de télécharger la sélection en cliquant ici. Autre best of signalé . Pas de worst of à l'horizon.
BF

25.11.2008

Petit dévoreur, un livre pour toi !

Kveta.jpgParmi les multiples initiatives des bibliothèques sarthoises en lien avec la production pour la jeunesse, signalons-en deux.
D'une part, la médiathèque Louis-Aragon présente les oeuvres de Kvéta Pacovska (photo), "connue internationalement pour son travail sur le livre pour enfants".  Conçue pour le Conseil dgénéral du Val-de-Marne "par l'artiste elle-même, à partir de l'album Un livre pour toi paru aux éditions du Seuil Jeunesse en 2004", elle est "composée de six éléments de grande taille figurant des doubles pages ouvertes du livre, elle invite le visiteur - grand ou petit - à entrer dans un livre pour de vrai et à cheminer dans labyrinthe géant." Vernissage ce soir à 18 h 30, exposition jusqu'au 24 janvier, entrée libre, plus de rens. en cliquant ici.
D'autre part, Karine Letouzey nous signale que le "comité de lecture" de la bibliothèque départementale de la Sarthe, "qui réunit des professionnels (bibliothécaires, libraires) et des spécialistes de la petite enfance, édite chaque année une sélection d'albums, La Sélection du petit dévoreur". On la découvrira en cliquant ici ou en surfant .
BASCOU.jpgBF
PS : sinon, pour rigoler, on peut lire la prose de Jacques Bascou (jolie photo de droite, même s'il est de gauche), maire de Narbonne, selon qui "préparer l'avenir (...) ne sera possible que si toutes les Narbonnaises et tous les Narbonnais aient confiance en eux, en leur potentiel, en leurs talents, riche de leur diversité, que nous pourrons avoir confiance en l'avenir et offrir aux générations futures un monde que l'on souhaite meilleur". L'orthographe et la grammaire sont garanties d'origine, mais, comme c'est incroyable - dira-t-on scandaleux ? -, les sceptiques peuvent vérifier en téléchargeant la preuve ici ou .